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 La France, remerciements, PV Armando

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Eléa A. MacGuire
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La France, remerciements, PV Armando
Lun 10 Juil - 17:12

J'avais quitté Londres pour une piste en Grèce, et il m'était arrivé une mésaventure. Là-bas, j'avais fais la connaissance de l'archéologue italien, dont je suivais la carrière depuis un moment, à travers des journaux interposés. J'admirais son travail étant donné mon goût prononcé pour les civilisations ancienne, et le rencontrer là-bas m'avait mis aux anges. Sauf qu'une fois sur place, nous avions dû combattre une créature dans un vieux tombeaux, et même si nous nous étions sauvés mutuellement la vie, nous n'étions pas rentrés chez nous sans séquelles. J'avais subi un rapatriement diplomatique.

J'étais donc restée quelques temps à l’hôpital et n'avais pu obtenir de nouvelles d'Armando pendant un long moment. Je finis par abandonner mes appels répétés aux urgences chaque semaine, quand on m'a menacé de me porter devant la justice si je réessayais encore, pour harcèlement. Forcément, je n'avais plus d'autres choix que de me tourner ailleurs. J'avais même écumé les rubriques nécrologiques et tout le tintouin.

Si seulement je lui avais donné mon propre numéro personnel, il aurait pu me contacter lui-même. Il aurait aussi pu le faire en se rapprochant de mon université, mais je crains qu'il n'ait fait le lien entre la journaliste que j'étais et la chercheuse que j'avais été par le passé. Une rencontre à un colloque... C'était tout ce dont nous avions parlé quand nous avions fait connaissance. Il aurait pu penser que c'était en tant que journaliste que je l'avais déjà aperçu, et pas forcément en tant que chercheuse, historienne, enfin, appelez ça comme vous voulez.

J'avais donc laissé s'écouler quelques semaines de plus après ma sortie de l’hôpital, afin de me reprendre. Cette expérience, dans la crypte funéraire m'avait un peu marquée, et plus bouleversée que je ne l'avais pensé... Puis je jouais des pieds et des mains dans mes contacts, dans mes relations, sans succès... Pourtant l'homme était connu, mais on rechignait toujours à donner un numéro à un journaliste dont on ignorait les intentions. Leur dire "désolée, mais c'est parce que je lui dois un repas après qu'il m'ait sauvé la vie", aurait sonné grotesque et plus une réplique de groupie trop curieuse que des propos rationnels de la part de quelqu'un qui était sensé connaître l'archéologue italien.

Étrangement, c'est en me rendant à Paris pour un sujet, que j'obtins plus d'informations, grâce à l'ancienne université où j'avais étudié. En fait, sans avoir obtenu de téléphone, j'avais pu assister aux premières loges à une micro-conférence que donnait l'italien se jour-ci. Le hasard... Décidément... A la fin de la séance, celle où on laisse du temps à certains journaliste pour poser quelques questions avant le départ du conférencier, j'avais levé haut la main, puis pris la parole quand Armando m'y avait invité. Au lieu de la question sur la sujet, je demandais alors:

-A quelle heure pourrais-je passer vous prendre pour dîner, et où? Parce que je vous devais un repas, n'est-ce pas?

Je souris, bien que les autres journalistes environnants avaient hurlé au scandale de se faire griller la place pour une question si anodine et hors sujet, ou bien poussé un petit "oh" qui laissait à penser que les gens allaient titrer une rumeur dans les journaux comme quoi une idylle naissante aurait lieu entre une journaliste et la personne publique qu'était devenue Armando. J'essayais de faire abstraction de cela. Moi, je m'en moquais, je connaissais la vérité là-dessus. Ce ne serait qu'une simple rumeur. Sauf que les rumeurs sont nocives, blessantes et peuvent engendrer des tas des problèmes à des gens qui ne le méritent pas, ainsi qu'à leurs proches.
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Armando Lombardi
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Lun 10 Juil - 17:32

▲▼ Remerciements.

Contacter pendant que je travaillais à Rome, je fis contacter pour aider des collègues qui ont rencontrer des ennuis dans des fouilles en Grèce, dans la région d’Arcadie. Sans perdre un instant, je partis les rejoindre pour prêter main forte. L’un d’eux était devenu fou après avoir ouvert une salle secrète, parlant d’un monstre. Etant le seul à savoir de quoi, il parlait, je me rendis sur les dieux pour enquêter. C’est ainsi que j’ai rencontré cette journaliste, Eléa. Après s’être montrer convaincante, elle m’aida dans mon enquête, et nous sommes retrouvés coincé dans un tombeau où un arachnéen, homme-araignée nous attaquait. Nous nous en sommes sortis vivant, mais pas complétement indemne. Le monstre fut vaincu, mais Eléa s’était retrouver dans un sale état et moi… Je n’étais pas mieux. En gros, pour résumer : J’ai dû venir rapidement en Grèce pour aider des confrères sur un site de fouille. Me suis retrouvé enfermé dans un tombeau avec une journaliste et une araignée mutante. On a failli mourir brûler vif, empoisonné et dévorer. Mais on a réussi à survivre et finir dans un hôpital. Des vacances de rêve oui. Non, mais en fait, on s’était plutôt bien amusé, personne chez les mortels ne pouvaient se vanter d’avoir vaincu un monstre dans un tombeau maudit. Bon, voilà pour le résumer.

Pour la suite, mon séjour à l’hôpital n’a duré que quelques jours, une semaine je crois. Je n’avais rien de grave selon les médecins. Mes blessures n’eurent aucun mal à cicatriser et mes poumons ne furent qu’à peine toucher par l’incendie que j’avais causé, pour nous sauver la vie, je tenais à le préciser. Très vite, je retrouvais pleinement mes moyens et pouvais encore courir à travers le monde pour rencontrer des héros et des dieux et combattre des monstres. Mais je n’arrivais jamais à avoir de nouvelles d’Eléa. Sous prétexte que nous n’étions parenté, on refusait de me dire quoi que ce soit. J’avais beau gueulé à la fin que nous étions amis, et que nous sommes arrivés ensemble ici après s’être sauver la vie mutuellement, on ne voulait rien savoir. Au final… Cinq agents de sécurités ont dû me faire sortir de force des urgences. Comprenant que c’était peine perdu, je n’insistais pas… Pour le moment.

Rentrant à mon hôtel, je pris des nouvelles de la zone de fouilles. Tout le monde fut inquiet de ma disparition et de mon séjour à l’hôpital. Ils sont allés voir la tombe pendant les soins. Le passage fut condamné, alors ils ont conclu qu’il eut un éboulement, la tombe fut détruite et qu’Eléa et moi-même avions eu de la chance s’en être sorti à temps. Je ne savais pas si cette histoire était le résultat de l’effet de la Brume, ou bien un raisonnement basique de chez l’être humain, mais je préférais ne pas m’étendre dessus et acquiescer. On m’informa par contre d’un nouveau boulot, présenté une conférence dans quelques jours à Paris, sur l’occupation romaine. On se fit pressant et j’ai dû accepter, quelque chose de calme m’aiderait à me changer les idées.

Il ne fallait pas croire que je suis resté les bras croisés pendant ce temps. J’ai essayé de retrouver Eléa. Elle était journaliste. Et comme elle était liée à l’archéologie, j’essayais les presses qui nous suivaient pour divers magazines et chaînes infos. Mais comme à l’hôpital, on refusait de me dire quoi que ce soit. Incroyable. Les journalistes pouvaient se taire quand ils le voulaient, mais pas quand il le fallait. Je n’avais que des réponses vagues ou des refus catégoriques. J’espérais que le poison de la toile ne l’avait pas tué. En insistant encore, je suis tombé sur une femme au téléphone qui disait ne pouvoir rien me dire. Je sentais la tristesse s’emparait de moi. Mais juste avant de raccrocher, elle me souffla qu’elle allait bien avant de couper la tonalité.

Rassurais de cette nouvelle, je partis le cœur soulagé pour Paris. Apparemment, il fallait juste parler des derniers artefacts découverts sous la Capitale et de l’impact historique et scientifique que cela pouvait avoir. Tout se déroulait bien. On passait par mon expertise pour montrer à tous l’authenticité des pièces présentées et des explications sur la culture mixte entre romains et celtes. Habituait à être sur le terrain et risquer à chaque instant ma vie, je m’ennuyais un peu. Finalement, la conférence touchait à sa fin et ce fut l’heure des questions. À chaque fois, les journalistes présents voulaient demander des informations selon diverses théories historiques ou interprétations. Alors cela était un peu lourd. Je donnais la parole à une femme vers le fond de la pièce. Dès qu’elle eut le micro, sa question me fit l’effet d’une douche froide.

Eléa -A quelle heure pourrais-je passer vous prendre pour dîner, et où? Parce que je vous devais un repas, n'est-ce pas?

Eléa ? Oui, c’était bien elle, et elle était venue me retrouver ici ? Je ne pouvais m’empêcher d’arborait un immense sourire qui se dessina jusqu’à mes oreilles. Impossible de cacher la joie que j’éprouvais e entendant à nouveau sa voix. Des murmures en tous genre fusèrent dans l’immense salle, y compris à la table où se tenaient mes collègues. Mais cela, je m’en moquais. Peu importe qu’ils lançassent des ragots ou des cris de protestation, j’étais heureux de revoir celle qui m’a sauvé la vie d’une horrible araignée tueuse. Rapprochant le micro de la table vers moi, je soufflais comme réponse à la journaliste :

Armando - Il va falloir passer par mon assistante, mais je pense que ce soir sera possible.

Je ne quittais plus des yeux Eléa, comme si cela faisant une dizaine d’années que je ne l’avais plus revue. Je savais qu’elle était encore en vie, mais la revoir en chaire et on os était plaisant. Jamais je n’aurais cru que nos chemins se recroiseraient, qu’après une telle épreuve, chacun serait parti sur son propre chemin, préférant oublier l’autre. Cela m’était arrivé quelques fois, quelques amis et amies de voyage qui ont préféré se retirer pour une vie plus simple. Mais cela était toute une autre histoire. On a dû attendre que la foule se calme et que les dernières questions soient posées afin que nous nous retrouvions. Une fois descendu de la scène, j’allais à sa rencontre pour la serrer fortement dans mes bras et l’embrasser tendrement sur la joue avant de la relâcher afin qu’elle puisse respirer. Elle n’a pas échappé à une bestiole mythologique pour mourir dans les bras d’un fou comme moi.

Armando - Je suis si heureux que tu sois encore en vita et que tu sois sur pied à nouveau.

Je nous revoyais encore, prisonniers dans cette tombe antique. Cette aventure nous avez rapprocher. Je ne savais pas trop comment au final la considérer, mes sentiments envers elle me paraissaient flou, mais je préférais pour le moment, la voir comme une amie. Elle en avait déjà assez baver jusqu’à présent, je n’allais pas lui en rajouter en vivant dangereusement avec quelqu’un comme moi. Là non, je ne pensais pas trop à la romance, mais à l’envie de profiter du retour d’une amie avec qui on voudrait sortir pour se rappeler du bon vieux de temps.

Armando – Je suis desolato de ne pas avoir réussis à te recontacer. Ce fut si difficile. J’avais paura que tu veuilles t’éloigner de tout cela, ce que j’aurais compris. Alors comment tu te sens ?

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Eléa A. MacGuire
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Lun 10 Juil - 18:20




Armando Lombardi.
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« Remerciements »


Je ne me concentrais que sur sa face, pour faire abstraction des autres et quel ne fut pas mon soulagement en croisant son regard, en remarquant son sourire. Au moins, je n'avais pas été qu'une personne lambda dans sa vie qu'il avait oublié car bien trop occupé. Parce que c'est souvent ce qui se passait avec les gens. Ils avaient vite fait de vous oublier. Mais est-ce qu'on pouvait s'oublier quand on avait vécu ce qu'on avait vécu tous les deux? Nous nous étions comme sauvé la vie mutuellement, en combattant comme nous le pouvions, comme les deux pauvres faibles humains que nous étions. A vrai dire, je me demande par quelle chance nous avions pu en réchapper. Peut-être qu'un dieu veillait au grain?

Sa répartie me fit rire, mais bien vite j'étouffais celui-ci en cachant ma bouche derrière ma main comme lorsque j'étais gamine. On se regardait comme deux potes qui s'étaient perdus de vue depuis des années et qui venaient de se retrouver. Il n'y avait aucun doute possible là dessus. D'ailleurs, cela me faisait étrange. Un homme avait crée une brèche, un jour, dans mon coeur, et au final, cela avait permis à un autre de s'engouffrer dedans, sous la forme d'un ami. Comme le destin nous frappe de façon étrange parfois, en parsemant notre chemin de lumière même dans les plus noirs ténèbres.

Je ne répliquais pas, laissant la salve de question des autres journalistes reprendre ses droits sur la situation, me contentant juste de prendre mon mal en patience. Il m'avait fallu me mettre un peu en retrait tout de même, pour ne pas me faire lyncher alors que j'avais rétrocédé mon micro depuis quelques secondes déjà. Je m'éclipsais donc près d'un pan de mur, après avoir gravi une volée d'escalier, m'adossant à celui-ci, tout en observant la scène, en contrebat. Il ne fallut pas trop de temps avant de voir venir fondre la silhouette de l'homme dans ma direction quand tout fut calmé. Les gens commençait déjà à être vomi de la salle par les grandes portes coupe feu béantes et battantes de l'amphithéâtre ou avait eu lieu la conférence.

Ce fut étrange, comme retrouvailles. Je ne m'étais pas attendue à recevoir cette embrassade aussi chaleureuse. Cela devait provenir de son sang italien... Bien que cela ne devait pas être déplaisant, je n'étais pas encore familiarisée avec ce genre de gestuelle de sa part, alors par réflexe, je me raidis, avant de finalement me détendre parce que cela dura à peine quelques secondes. Le baiser sur la joue me posa plus de problèmes mais je n'en dis rien, pour une fois. Il ne faisait que manifester son soulagement de cette manière, je savais qu'il ne cherchait pas à me draguer:

-Crois bien que j'en suis aussi heureuse que toi, de me retrouver en vie et sur pied, et je peux te retourner la chose, ça fait chaud au cœur de te savoir sauf.

Il n'y avait rien à répliquer à cela, puisque de toute manière il avait déjà enchaîné sur ce sujet.

-J'ai lutté pour avoir de tes nouvelles... D'ailleurs, tu as de bons chiens de garde qui protègent ta vie privée comme il se doit... Tu as su bien t'entourer... Et c'est tant mieux pour une personne publique comme toi...

Je posais une main délicate sur son avant bras, comme pour le rassurer:

-Comment aurais-je pu t'en vouloir de ne pas avoir pu me contacter. Je suis souvent par monts et par vaux, si bien que parfois même mon boss ne sait pas dans quelle partie du monde je me trouve... Je sais que ce n'est pas bien, mais c'est la vérité. Et puis, tu n'avais pas mes coordonnées personnelles... Et comme je suis assez discrète sur ma vie privée, peu de personnes détiennent certaines informations sur moi. Et on me protège un peu aussi, en quelque sorte.

Sans être une journaliste populaire, je restais assez connue pour mes écrits, mes articles, mes reportages, et ma recherche de la vérité. Certains m'auraient même proposé un job de détective, si j'en avais voulu. Bref, dans tous les cas, je n'étais pas aussi célèbre et connue qu'Armando, mais j'étais loin d'être anonyme non plus:

-Je vais aussi bien qu'on puisse l'être après pareil cas, ne puis-je m'empêcher de dire, avec franchise. Cela pouvait paraître un peu froid, mais je n'avais pas pour habitude de tourner autour du pot, et je n'avais aucunement envie de le faire avec Armando. Je pense que sa personnalité et la mienne s'accorderaient là -dessus, nous sommes trop honnêtes et authentiques pour les faux-semblants.

Je soupirais, en me reprenant. Les sarcasmes avaient rythmés ma vie, mais il me fallait apprendre à me montrer plus agréable avec une personne qui se souciait réellement de mon bien-être:

-Je t'avoue que j'ai cru qu'on y resterait tous les deux... Alors, il m'a fallu un peu de temps... pour que je réalise, mais aussi... ouais, pour que je m'en remette... Tu avais raison. Enfin, y'a pire dans la vie... J'imagine...

Je lui tendis mon bras, cette fois-ci, et demandais tranquillement:

-Alors, j'espère que t'aime les tacos, parce que je connais un resto dans le coin, qui est pas mal pour la bouffe mexicaine... Et qui fait à la fois des tacos, nachos, tout ça, avec de la viande, mais aussi à la fois des trucs végétariens... Je mange pas d'animaux, mais je peux pas te forcer à manger comme moi... C'est un bon compromis?

Et surtout cela pouvait satisfaire mon appétit, que j'avais parfois d'ogre:

-Bon, il faut que tu saches, avant que tu me prennes pour Chronos ou un de ses enfant,s mais je peux manger pour trois ou quatre... Oui... on dirait pas comme ça....

Je souris une nouvelle fois, et penchais la tête légèrement de côté, guettant ses réactions. Je m'attendais à un truc encore entrecoupé d'italien et de cet accent charmant qu'il arborait quand il parlait français et des gestes grandiloquents, des mots passionnés et fort sortant de sa bouche, à son image.
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Armando Lombardi
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Lun 10 Juil - 20:11

▲▼ Remerciements.

Mon cœur fut rempli de joie en attendant tout cela. Elle aussi elle avait essayé de me retrouver et de s’assurer de mon état. J’avais peur qu’elle soit déjà passée à autre chose, préférant oublié d’avoir frôlé la mort avec cette araignée mutante psychopathe. Mais au lieu de cela, elle a quand même voulu me revoir, et tenir sa promesse. Si je ne me retenais pas, je danserais comme un enfant et je serais repartie avec elle pour affronter un nid de harpies ou les gorgones mêmes. Mais je m’emballais. Elle venait de le dire, elle avait besoin de temps pour s’en remettre et réfléchir. Nous n’étions que des mortels, notre énergie était limitée, comparé à celle des demi-dieux qui pouvaient enchaîner cent combats avant de s’écrouler pour dormir. Cela me rappelait mon combat contre ce Cyclope avec Clayton. C’était effrayant et amusant, mais juste après j’avais besoin d’une bonne grosse douche et dormir pendant des heures, comme avec le monstre en Grèce.

Me tendant le bras, elle me demandait sur un ton calme et rassurant, avec un sourire magnifique et des yeux brillant comme deux soleils (je suis sûr qu’elle est de descendance d’Apollon pour avoir tant de charme) :

Elea - Alors, j'espère que t'aime les tacos, parce que je connais un resto dans le coin, qui est pas mal pour la bouffe mexicaine... Et qui fait à la fois des tacos, nachos, tout ça, avec de la viande, mais aussi à la fois des trucs végétariens... Je mange pas d'animaux, mais je peux pas te forcer à manger comme moi... C'est un bon compromis?

Tacos ?! Tacos ! Mot magique ! Un grand et large sourire coupa mon visage en deux, montant jusqu’à mes oreilles. Elle ne pouvait pas faire mieux pour tenir sa récompense. Je pourrais sauver le monde, le meilleur remerciement serait de me donner des tacos. J’étais étonné d’apprendre qu’elle était végétarienne, mais je respectais cela, et comme elle à réussit à trouver un restaurant pouvant nous contenter tous les deux, tant mieux. J’avais hâte d’y être. À nouveau, je lui déposais une bise sur la joue pour la remercier.

Armando - Eccellente même ! Je suis presser d'y être car je meurs de faim après cette conferenza .
Elea - Bon, il faut que tu saches, avant que tu me prennes pour Chronos ou un de ses enfant,s mais je peux manger pour trois ou quatre... Oui... on dirait pas comme ça....

L’image avec le père des dieux était amusante. L’ogre mythologique qui avait failli provoqué la fin du monde plus d’une fois. Tiens, si elle mangeait autant, on pourrait faire un concours entre le titan et elle. Non, on ne va pas relancer l’apocalypse pour ça. Je me mis à rire à sa remarque et me sentais poussé, motivé d’y répondre comme à mon habitude et avec joie :

Armando – Cela m’étonnerait qu’ils proposent de la viande de dei. Mais étant vegetariana , tu ne devrais t’en soucier. Mais si ce que tu dis est vero, tu dois avoir justement du sang divion pour rester toujours aussi fine et magnifica.


C’était sincère. Je la trouvais belle, et il valait mieux dire cela à une femme que le contraire haha. Et le fait de la retrouver enfin, me remplissait d’une telle joie qu’elle me semblait éblouissante, c’était comme si je pouvais voir sa force intérieure, son courage et son sacré caractère illuminait comme une aura et que cela me plaisait. Ce n’était qu’une impression bien entendu, mais cela voulait-il dire que les sentiments confus que j’éprouvais envers elle revenaient ? Chassant cette idée de mon esprit, je lui tendis mon bras comme ces gentlemen qu’on peut voir à la télé ou dans les livres, tout en lui souriant.

Armando – Signorina, montrez-moi donc ce lieu merveilleux, paradiso du Tacos. Et permettez-moi de vous accompagner avec galanterie.

J’en profitais pour demander par quel moyen voulait-elle s’y rendre, si elle préférait oui ou non prendre son véhicule ou le mien. Cette sortie promettait d’être super, cela faisait longtemps que je n’étais pas sortie avec des amis. Sauf si on comptait les conflits avec des monstres et demi-dieux tueurs, mais ça, pas grand monde le verrait comme une sortie plaisante qui laissait de bons souvenirs. Déjà avant que toute cette histoire ne commençât, ce fut difficile d’avoir une vie dite normal. Et des fois, je préférais ma vie actuelle à celle des autres, mais des fois, c’était le contraire. Que la vie était compliquée. Mais bon, là, j’allais profiter d’un moment avec une amie, sans monstres ou dieux et par conséquence, je ne serais pas obligé de sortir mon arme au moindre bruit suspect.
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Eléa A. MacGuire
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Mer 12 Juil - 22:05




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Je contemplais consciencieusement ses traits, mais comme il n'était pas du genre à cacher ses états d'âme derrière une certaine pudeur, je n'eus pas besoin de l'inspecter longtemps pour comprendre que j'avais fais mouche avec cette idée de tacos. Je pouvais presque voir son cerveau et son coeur danser la samba à l'unisson à l'idée de manger ces délicieux mets.

Le baiser sur la joue, me laissa néanmoins un peu pantoise, et c'est la politesse qui m'empêcha de me passer une main sur la joue comme pour effacer son geste. Je savais qu'il ne l'avait pas prémédité, mais il était parfois bien trop tactile, avec moi qui avais du mal avec cela. J'essayais de faire en sorte de ne pas me figer et souris à demi quand il éclatait de rire. Ce son produisit un effet bénéfique et me permis de tout bonnement me détendre.Cet homme était la joie de vivre incarnée.

Je rougis un peu. J'étais vêtue assez sobrement, pas forcément de manière très feminine, alors qu'on me dise que j'étais magnifique... Il devait y avoir erreur sur la marchandise... Et pourtant il m'avait tout l'air d'être sincère. Pendant l'espace de quelques secondes j'en venais alors à me demander s'il n'avait pas un peu bu avant la conferenza... Voilà que c'était contagieux...

-Euh... bah, merci... M'enfin, je suis tout ce qu'il y a de plus humaine, je t'assure... Et euh... faudrait qu'on s'occupe un jour de ton anglais... Cela est très sympa de t'entendre parler italien mais il me semble qu'un peu plus de vocable anglais pourrait compléter ta connaissance de la langue...

Je pris son bras, souriant une nouvelle fois de son exubérance, et répliquais:

-Non mais attends, c'est que tu me copies en vrai...

Je faisais référence au fait que quelques secondes plus tôt c'était moi qui avait désigné mon bras pour qu'il s'y pende... Comme quoi.. J'agissais souvent comme un vrai bonhomme. Je me mordillais la lèvre et lui fit un clin d'oeil:

-Es-tu du genre froussard?

Je savais bien que ce n'était pas le cas, mais c'était comme un plaisir pour moi de le taquiner, en le "défiant":

-Ma moto nous attends dehors, Roméo. Elle n'attend que toi, elle s'appelle Giulietta..., fis-je en accentuant un peu maladroitement le prénom.

Je gloussais, un peu moqueuse:

-Ne t'en fais pas, en vérité je n'ai pas de deuxième casque, alors je vais te prêter le mien... Tu vois, ça existe les gentlewomen. Et je roulerai au pas... Quoi que... vu qu'on n'est pas loin, on peut aussi bien marcher un peu.

Je me décidais pour la moto, parce que j'aimais bien l'avoir pas loin de moi, être sûre qu'elle était là, à proximité. Elle était comme mon propre bébé, et je ne la sortais pas souvent. N'empêche que je me fis la réflexion qu'on était en France, pourtant je lui proposais un mexicain... Quoi que c'était à l'image de la France.. Cosmopolite.Et c'était ce qui en faisait la richesse, bien plus que ses monuments encore. Voilà pourquoi j'appréciais ce pays.

-Après manger...Si tu veux, on se fera une virée?

Je venais de descendre de moto, mettais l'antivol une fois celle-ci garée. Comme promis je n'avais pas roulé trop vite, et j'invitais l'homme à descendre. Quelques pas plus tard, nous arrivâmes enfin devant le fameux restaurant. Je rentrais, Armando à ma suite, et nous nous installions à une table désignée par un employé qui nous donnait les cartes:

-Tu veux prendre un apéritif? Je ne bois pas ce soir, ce ne serait pas très responsable. Mais une bonne limonade avant de nous faire servir, ça me plairait bien...

Et là, mes doigts se ressèrèrent sur la carte... De la limonade.., Cela faisait si longtemps.
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Armando Lombardi
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Ven 14 Juil - 9:19

▲▼ Remerciements.

Je n’avais pas trop compris son allusion à mon anglais. Il était vrai que j’employais souvent des mots italiens, mais il s’agissait de ma langue maternelle et je la pratiquais bien plus souvent que l’anglais. Je préférais en rire, le prenant comme une bonne blague. Connaissant la journaliste, cela était sans doute de l’humour. Attrapant mon bras, elle m’accompagna jusqu’à l’extérieur.

Elea - Es-tu du genre froussard?

Je me mis à la regarder d’un drôle d’air. Voilà une question bien idiote, sans vouloir être méchant. On venait de se battre contre une araignée humaine géante enfermée dans un tombeau antique. Je ne pense pas que le comportement que j’ai eu fut celui d’un froussard. Je lui répondais sur un air faussement vexé, car je me doutais qu’elle faisait encore de l’humour et qu’elle devait mijoter quelque chose :

Armando - J'ai peur de tout, sauf des areignées.

Cela se voyait à son regard qu’elle s’amusait avec moi, c’était touchant. Cette aventure où nous avions risqué nos vies nous avait tellement rapprocher et nous donner l’impression qu’on se connaissait très bien depuis des années. On s’était vue l’un l’autre nous battre pour notre survie, dévoilant nos capacités et forçant un respect mutuel et une certaine familiarité. Et donc, on se sentait suffisamment en confiance pour se permettre certaines familiarités, du moins c’est ainsi que je voyais les choses. Un peu comme les soldats à la guerre, après avoir passé du temps ensemble et s’être protégé mutuellement contre la mort, des liens solides se sont forger.

Elea - Ma moto nous attends dehors, Roméo. Elle n'attend que toi, elle s'appelle Giulietta...

Je me mis à ravaler ma salive en entendant ses noms.

Armando - J'espère qu'on finira mieux qu'eux.

Bien que je n’étais pas totalement sûr de mes sentiments pour Eléa, je me voyais mal à l’heure actuelle me suicider en avalant du poison. Certes, si la journaliste venait à mourir, j’en serais fort peiné et en colère, mais mourir pour ? Je n’en savais rien, et je préférais ne plus trop penser à cette œuvre anglaise qui risquait de me couper l’appétit. J’avais une envie de manger des tacos, alors il ne fallait pas parler d’histoire dramatique. Surtout que je serais capable de faire une critique virulente sur ces deux idiots.

Eléa - Ne t'en fais pas, en vérité je n'ai pas de deuxième casque, alors je vais te prêter le mien... Tu vois, ça existe les gentlewomen. Et je roulerai au pas... Quoi que... vu qu'on n'est pas loin, on peut aussi bien marcher un peu.

Le choix fut vite fait, car elle préférait la moto. Cela me dérangeait beaucoup que ce soit moi qui aie le casque et pas elle, et je me suis mis à insister pour que ce soit elle qui le porte. Encore heureux que nous n’étions pas en Italie, car même si c’était juste à côté, es automobilistes aimaient jouer à la course, grillant feux et panneaux, ne faisant même pas attention aux piétons. Une raison de plus de prier avant de sortir faire les courses. Heureusement qu’à Paris, ce fut différent, les Français étaient un peu plus respectueux du code de la route, si on ne compte pas les insultes lancer entre chauffeurs et les embouteillages qui énervaient tout le monde. Durant le trajet, Eléa me proposa une ballade juste après, dont acceptais avec plaisir. Comme elle l’avait dit, le restaurant n’était pas trop loin et nous arrivons assez vite.

La journaliste se gara et mit son antivol avant que nous allions rejoindre le restaurant. Aussi bien que de l’extérieur qu’à l’intérieur, l’établissement était beau. Un parfait mélange de décoration occidentale et mexicaine. On pouvait aussi bien venir en famille que seul ou avec des amis pour prendre un repas dans un lieu à la fois exotique et raffiné. Plusieurs tables étaient disponibles, mais nous prenions celles aux centres, et non celles un peu isolé qui faisaient trop intime selon mon goût avec ces bancs en cuivre, isolé du reste de la salle par des paravents en bois. Je reculais la chaise de madame pour qu’elle puisse s’asseoir avant de m’installer devant elle. Un serveur arriva de suite, nous proposant les cartes. Nous les prenions en le remerciant et firent notre choix.

Elea - Tu veux prendre un apéritif? Je ne bois pas ce soir, ce ne serait pas très responsable. Mais une bonne limonade avant de nous faire servir, ça me plairait bien...
Armando - Peut-être juste un petit verre si. Il faut garder de la place pour les tacos.

Mes yeux parcouraient la liste des tacos proposait et des boissons. Il y avait du choix, j’étais tenté de tout prendre, mais ce serait bête, je ne voulais pas ruiner ma nouvelle amie. Peut-être commencer doucement et on verra si c’est possible d’en avoir d’autres. Je pouvais être gourmand, mais pas du genre à m’empiffrer comme ça. Il ne fallait pas que j’ennuie madame. Une première sélection se fit finalement.

Armando - Une petite bière brune pour commencer. Et ensuite je pense prendre un taco au bœuf et un au fromage pour l'entrée. haha !

Encore ceci n’était rien comparé aux plats que nous faisait ma mère et sa sœur. Quand elles préparaient à manger, c’étaient pour des régiments entiers qu’elles cuisinaient, et il fallait finir sinon ça gronder. Et c’était comme ça à tous les repas, heureusement que notre activité professionnelle nous faisait beaucoup bouger, sinon… Cette première commande faite, Eléa et moi faisions part de ce que nous voulions au serveur qui repartit avec les cartes. En attendant, nous avions tout le loisir de parler entre nous. Mais je ne savais pas trop quoi demander, enfin s’il y avait tellement de choses, mais je ne savais pas par où commencer. Mains jointe sur la table, tout sourire, je tentais de démarrer la conversation.

Armando - Je suis content que tu es survécu au poison de cette saleté. Qu'es-tu devenu depuis tout ce tempo ?

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Eléa A. MacGuire
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Ven 14 Juil - 18:07




Armando Lombardi.
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Il avait bien raison, Armando. C'était bien parce que je comptais bien manger et me remplir le ventre ce soir que je ne souhaitais pas tout gâcher en ingurgitant trop de liquide. Et parce que je ne voulais pas finir morte, comme Roméo et Juliette, comme il l'avait dit. Quoique entre nous, s'il y avait eu poison cela avait été avant, avec le venin de l'araignée, et encore ce n'était qu'un paralysant et non un venin tueur, et surtout, nous n'étions pas un couple, ni deux amoureux. Juste deux amis qui se retrouvent après avoir frôlé la mort ensemble. Parce que combattre côte à côté, ça crée des liens, quoi qu'on en dise. Surtout si on était resté en vie grâce à l'autre.

Maintenant qu'on était quittes pour la boisson, je regardais le menu et me décidais pour une fournée de tacos végétariens aux préparations diverses, ainsi que pour une salade mexicaine sans viande. Je fixais Armando, me demandant si le fait que je prévois de manger autant allait le choquer. En même temps, j'avais comme l'envie de lui faire découvrir ce que j'allais manger, alors j'avais prévu plus pour qu'il puisse goûter, même si j'avais un appétit d'ogre.

Allait-il me regarder comme si j'étais une grosse goinfre? Et bien tant pis si c'était le cas, elle n'allait pas se cacher de ce qu'elle était. Je n'osais pas trop parler. En fait, un petit silence gênant s'était installé entre nous mais heureusement le bel italien brisa ce dernier pour éviter la catastrophe:

-Merci.... En réalité, le venin n'était pas mortel, je ne pouvais juste plus bouger, mais tu ne pouvais pas le savoir... Si j'ai perdu connaissance, je crois que c'est à cause de la retombée des émotions fortes... Et peut-être que le venin avait quelque chose de ... tranquillisant au point de me faire sombrer. La seule chose qui aurait pu me tuer à cause du venin c'était la créature... Mais tu nous à fait sortir... Merci...

Là, la discussion se corsait un peu plus:

-A vrai dire, il m'a fallut un moment de repos... Ce que je refusais en bloc, mais quand j'ai vu que je ne récupérais pas à cause de mon entêtement, il a bien fallu que je me fasse une raison... Je n'ai pas eu trop de séquelles physiques. Mais j'ai du travailler un peu sur le plan émotionnel... Je n'ai pas consulté de psy, je trouve que ça ne sert à rien... Bref, mon travail a été mon meilleur médicament après ça...

Je sentis mon ventre gargouiller, et bien vite il fit un bruit monstrueux, que je ne pouvais cacher. Je gloussais en passant ma main devant ma bouche, parce que prise en faute:

-Sinon, et bien j'ai enchaîné quelques articles, et reportages mais... Mais je suis sur la trace d'autre chose, et je ne trouve pas de piste... Cela m'énerve... Sinon, je vais bientôt fêter un an de plus...

L'idée de me retrouver seule pour mon anniversaire la première fois de ma vie me rendit un peu triste, et bien que je tentais de le cacher, cela avait du se lire sur mon visage, mais je détournais la conversation pour faire bonne mesure:

-Et toi? Comment s'est passé ton réveil? Comment as tu fais pour te remettre? J'ai eu peur que tu sois mort, en fait...par ma faute...

Ce n'était pas un drame en soi, mais cela avait représenté une épreuve éprouvante pour elle. Car la dernière fois qu'elle avait connu une aventure similaire, elle avait terminé à l'hôpital et n'avais jamais revu son "petit frère" Yan, de toute sa vie. Elle était donc soulagée d'avoir pu reprendre contact avec Armando, car cela voulait dire que ce n'était pas voué à se terminer de la même manière. Elle se demanda si elle pourrait voir Armando comme un meilleur ami ou un petit frère dans un futur proche, mais là encore, elle ne préféra plus y penser. Les gens qui l'approchaient finissaient irrémédiablement par disparaître de sa vie, au propre, comme au figuré. Elle commençait même à se demander si on ne lui avait pas lancé une malédiction ou si elle avait juste la guigne. Heureusement, l'arrivée de leurs verres chassa ses idées noires. Elle remercia poliment la serveuse et proposa au beau brun de trinquer.
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Armando Lombardi
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Sam 15 Juil - 15:39

▲▼ Remerciements.

Eléa -Merci.... En réalité, le venin n'était pas mortel, je ne pouvais juste plus bouger, mais tu ne pouvais pas le savoir... Si j'ai perdu connaissance, je crois que c'est à cause de la retombée des émotions fortes... Et peut-être que le venin avait quelque chose de ... tranquillisant au point de me faire sombrer. La seule chose qui aurait pu me tuer à cause du venin c'était la créature... Mais tu nous à fait sortir... Merci...
Armando - No ! On s'est fait sortir de là.

Disais-je avec un sourire réconfortant. Ce qui était vrai, car sans elle, je ne serais sans doute plus de ce monde, ou alors encore allonger sur un lit d’hôpital et ne pouvant en sortir pas avant un siècle. J’étais très reconnaissant envers Eléa.

Eléa -A vrai dire, il m'a fallu un moment de repos... Ce que je refusais en bloc, mais quand j'ai vu que je ne récupérais pas à cause de mon entêtement, il a bien fallu que je me fasse une raison... Je n'ai pas eu trop de séquelles physiques. Mais j'ai dû travailler un peu sur le plan émotionnel... Je n'ai pas consulté de psy, je trouve que ça ne sert à rien... Bref, mon travail a été mon meilleur médicament après ça...

Je ne pouvais que comprendre et approuver. À la disparition de ma mère, et à la chute de mon père qui suivit, je m’étais enfermé dans le travail, les études et les fouilles. Un bon moyen pour se changer les idées et ne pas rester bloquer constamment sur les sentiments négatifs. Pourtant, ces douloureux souvenirs refaisaient toujours surface, et ils faisaient tout autant mal. J’avais perdu ma mère jeune et cela m’avait quelque peu perturbé. Mais plus récemment, il y avait cette jeune femme, Pénélope, qui était une chercheuse très douée. Nous avions travaillé ensemble, et nous nous étions rapprochés. Mais elle voulait à tout prix fouiller un temple Maya, malgré qu’on l’avertissait du danger d’une tempête. Mais elle était têtue, et on a retrouvé son corps une semaine plus tard.

Les gargouillis d’Eléa m’aidèrent à me sortir de ces souvenirs, et cela me fit rire, m’aidant à me sentir mieux.

Eléa - Sinon, et bien j'ai enchaîné quelques articles, et reportages mais... Mais je suis sur la trace d'autre chose, et je ne trouve pas de piste... Cela m'énerve... Sinon, je vais bientôt fêter un an de plus...

Je lisais sur son visage que le fait de mentionner son anniversaire la dérangeait un peu. J’ignorais ce qui pouvait la chagriner, mais je ne comptais pas la laisser déprimé ainsi.

Armando - Si tu veux en parler de sur quoi se porte ton reportage, je suis tout ouïe, et je suis sûr que tu vas passer une bonne festa avec tes proches. Sinon on trouvera quelque chose.

Eléa - Et toi? Comment s'est passé ton réveil ? Comment as tu fais pour te remettre ? J'ai eu peur que tu sois mort, en fait...par ma faute...

À oui, mon réveil. Ce n’était pas une partie de plaisir. Me préparant à lui répondre, je bue tout d’abord une gorgée d’eau fraiche pour me rafraîchir la gorge et fit un signe de la main à la journaliste pour qu’elle m’accorde un instant à ce que l’eau est fini de glisser le long de ma gorge. Et enfin, je me lançais.

Armando - Et bien, je suis sortis bien vite de l'hôpital. Debout rapidement, j'ai essayé d'avoir de tes nouvelles, mais ils refusaient de me dire quoi que ce soit, alors que j'insistais. J'ai même faillis me faire jeter dehors par la sicurezza. Alors j'ai tenté de te retrouver sans succès. Pendant tout ce tempo, je me sentais encore un peu male. Mais j'ai tout de même continuer à bosser aussi, priant pour ton bien-être.

Je devais l’avouer, je ne fus pas tendre avec mon corps, lui faisant éprouver de tels efforts après une attaque de monstre. C’était même incroyable de me voir encore debout après à cet instant. Et si on me donnait des vacances, je partirais escalader des falaises pour trouver une grotte secrète servant de repères à des harpies, ou fouiller le désert du Nevada pour trouver le domaine d’un dieu. Sans réel raison, je me mis à rire, sans doute amusé et heureux de nos retrouvailles, et comme si ces événements éprouvants n'étaient plus que des anectodes qu'on se racontaient lors de réunions d'anciens potes.

Armando - Alors Eléa. Tu croises souvent des monstres et tu en a affronter autant ?

J'avas poser la question, comme si c'était une chose anodine, du genre "Tu fais tes courses souvent ici ? Depuis combien de temps tu pratique de Kung-Fu ?" Mais quand on mène une vie comme celle-ci, on devrait être habitué à se mesurer à des monstres ou des dieux. J'étais quand même curieux de savoir si c'était sa première fois, ou bien, si elle avait déjà un tableau de chasse.


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Eléa A. MacGuire
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Ven 8 Sep - 10:59




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« Remerciements »


Il m'était difficile de l'admettre, mais Armando avait probablement encore raison. Il était rare que je me sente autant sur la même longueur d'onde de quelqu'un. Oui, l'un sans l'autre, nous n'aurions pas survécu. Et depuis ce jour j'avais ce sentiment d'avoir gagné un ami précieux, à la vie, à la mort, même si le souvenir de notre courte étreinte dans le tunnel me mettait un peu mal à l'aise, me faisant un peu rougir chaque fois que je me l'évoquais, parce que je m'étais sentie bien et en sécurité à ce moment là. C'était à la fois embarrassant mais doux. Jamais je ne m'étais retrouvée dans les bras d'un homme. Est-ce que c'était également pour cette raison que j'avais eu encore plus envie de le revoir, dés mon réveil? Je n'avais jamais éprouvé cela, ce besoin urgent de retrouver une personne que j'appréciais.

J'observais son sourire, sans doute de manière un peu trop appuyée ou prolongée, je ne m'en rendis tout bonnement pas compte. J'aimais juste le voir sourire, cela me faisait plaisir. Il semblait songeur, ce qui me rendit curieuse. Bien souvent c'était moi qui me comportait en être mystérieux, pas mes interlocuteurs.

Je ne demandais qu'à partager des anecdotes sur mes reportages, mais certains étant secrets, je ne pouvais pas trop en parler tant qu'ils n'avaient pas été mis en lumière à la face du monde. Ce serait comme un gros spoiler:

-Un autre fois peut-être, si cela ne te dérange pas...

Je préférais l'écouter sur ce qui était advenu de lui après notre séparation, et quelque chose en moi fut contente qu'il ait cherché à remuer ciel et terre pour réussir à obtenir de mes nouvelles. J'étais touchée, plus que je ne l'aurais voulu, et pendant quelques secondes cette pensée chassa toutes les autres mauvaises. Je me sentais un peu comme dans du coton, mais sans que ça soit désagréable. Mes sens étaient focalisés sur Armando, j'aimais l'entendre parler, simplement me concentrer sur les intonations de sa voix, l'entendre rire brièvement. Il était la joie de vivre même.  Il avait l'air heureux et ça me donnait envie de lui parler plus librement:

-Je... cela m'est arrivé peu souvent... Mais j'ai déjà eu affaire à des Empousas, autant te dire qu'heureusement que j'avais un équipier de choc, comme avec toi dans le tombeau. Quoique... Avec les empousas, le seul souci était que j'étais une entrave. Elles n'ont pas pu s'emparer du jeune homme que je défendais à cause de moi. Je crois qu'elles n'ont pas apprécié que je lui fasse ouvrir les yeux sur le charme dont il était victime... J'ai combattu à ses côtés, et il m'a un peu renseigné sur certaines réalités... Je ne l'ai pas revu depuis un moment... Je le considère comme mon frère... Et toi, tu avais déjà vécu ce genre d'aventures? C'est pour cela que tu ne voulais pas que je vienne avec toi dans le tombeau, au départ?

Je me demandais le pourquoi du comment de cette question si soudaine, pourtant, là encore j'étais flattée qu'il s’intéresse à moi. Alors, je ne sais pas, c'était sorti comme ça:

-Tu as quelqu'un dans ta vie?

Je rougis, ce n'était pas du tout sorti comme je le voulais. Je me dépêchais de rajouter, toute nerveuse:

-Je veux dire... En fête je serai seule pour mon anniversaire... Alors si tu as une femme ou un mec, tu es invité, et elle aussi...

C'était plus que maladroit cette demande... Mais je me disais que ça pourrait être sympa de passer mon anniversaire avec quelqu'un...
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Armando Lombardi
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Re: La France, remerciements, PV Armando
Sam 9 Sep - 10:59

▲▼ Remerciements.

Elle me rencontra sa rencontre avec des Empousas. J’étais sidéré. Elle savait commencer fort, ces créatures connus pour leur côté maléfiques et monstrueux. Elles accompagnaient souvent leur maîtresse de la nuit, la déesse de la sorcellerie se cachant dans les enfers. Vous voyez le tableau. Et son récit confirma cette réputation, elle a dû faire preuve d’un immense courage pour les affronter, et libérer son ami. J’étais en admiration devant elle. Si Eléa partait plus souvent avec moi lors d’expéditions dans des lieux dangereux comme des trafiquants ou des monstres, on formerait un duo redoutable comme dans le tombeau. Quand elle me posa la question sur mon expérience, je me sentais un peu déboussoler, car je n’avais pas l’impression d’avoir vécu tant que ça une si grande aventure, si ce n’était la découverte de ces monstres qui m’a poussé à Londres.

Armando - Eh bien, on peut dire ça en effet. Il y avait ce Sparte avec un prêtre antique d'Arès qui voulaient s'en prendre à mon padre pour récupérer un artefact. C'était ma première rencontre mythologique et j'ai bien cru que j'allais y rester. Par fortuna, je suis tombé sur ce Pugio qui ma sauver la vita. Mostro e magiea, une bonne entrée en matière. Après, comme je ne sais pas combien de personne est au courant de la realtà, je préférais oui te laisser à l'écart pour ta sicurezza.

C’était tout moi ça. Je jouais souvent le gros protecteur, même si on me le reprochait sans arrêt. J’avais si peur que les personnes proches ou qui m’accompagnait juste, leur arrivait quelque chose de terrible, que je préférais les savoir à l’arrière en sécurité, plutôt que devant ou à côté de moi, risquant de se tuer à tout instant. C’était pour cela qu’à chaque fois que je sentais un danger de mort quelque part, je me proposais à chaque fois d’en courir le risque, plutôt que de laisser quelqu’un d’autre le faire. Je voyais leur vie bien plus importante que la mienne, même si c’était un inconnu, je me sentais responsable de chaque personne qui m’accompagnait. Je pris une gorgée d’eau pour me désaltérer la gorge après ma petite histoire.

Eléa - Tu as quelqu'un dans ta vie?

Sa question me surprit beaucoup, et je manquais de m’étouffer en avalant car je ne pouvais m’empêcher de rire en même temps que je buvais. Reposant le verre, je toussais un bon coup, le poing fermer devant ma bouche, hygiène de vie, même si je passais mon temps à me glisser dans la boue, l’eau croupie ou autre lieu sordide pour le boulot, j’avais des manières.

Eléa - Je veux dire... En fête je serai seule pour mon anniversaire... Alors si tu as une femme ou un mec, tu es invité, et elle aussi...
C’était une demande très étrange, et je ne savais pas trop comment la prendre. On aurait dit une tentative de séduction, ou bien justement, une invitation maladroite. J’étais un peu perdu et ne savais trop quoi y répondre. Le mieux je pense, serais de rester détendu et chaleureux. Il n’y avait pas de raison pour glacer la situation et provoquer un malaise. Et puis, j’étais curieux de savoir ce qu’elle avait derrière la tête. Oh et puis après tout, nous étions entre ami, alors aucune raison de s’inquiéter. Avec un large sourire comme je savais les faire, je lui répondais :

Armando - No, je n'ai personne. Et c'est très gentil de ta pars à vouloir m'inviter, j'accepte avec plaisir.

Qui disait anniversaire, disait fête, et je n’étais pas du genre à refuser d’assister à l’une d’entre elle, surtout si elle était animée. Je me rappelais de ces réceptions ennuyeuses dans des musées, où les gens venaient costumer, boire du vin ou du champagne, riaient à n’importe quoi et rester sur place. Le musée avait beau insister pour que j’assite à certaines d’entre elles, je m’ennuyais comme un poisson rouge. J’étais un homme d’action, fallait que ça bouge un peu, de la bonne musique, de la danse et une nourriture correct. Et vue le tempérament de la jeune femme, j’étais prêt à parier qu’elle était du même genre.

Armando – Alors dis-moi, comment se passera la fête ? Prévois-tu de la musica e di danza ? Ou tout autre chose ?

Je me souvenais qu’elle m’avait dit risquer être seule pour son anniversaire. Mais j’imaginais que pour le coup, elle aurait prévu quelque chose. J’étais tout de même attrister d’entre cela et je me demandais comment cela se faisait. Même pas un membre de la famille pour venir ? Je n’osais pas lui poser la question, j’avais peur de toucher à trop intime et sans doute, parler de quelque chose de sensible. J’avais peur qu’elle me dise être soit fâcher avec eux, ou bien qu’ils soient avec Hadès.
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Re: La France, remerciements, PV Armando

 
La France, remerciements, PV Armando
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